Aide à domicile ou maison de retraite EHPAD ?

Face au difficile constat de la perte d'autonomie d'un proche, il convient de réunir les membres de la famille dans le but d’envisager une solution viable et adaptée. Lorsque l’hébergement chez une tierce personne est impossible, le dilemme de l'aide à domicile ou de la maison de retraite EHPAD se pose souvent aux familles. Le choix entre ces deux solutions dépend de plusieurs facteurs : les ressources financières disponibles, l’état de dépendance de la personne âgée, son état de santé, ses préférences personnelles etc.
L’aide à domicile, autrefois délaissée dans les cas de perte d'autonomie, s’est aujourd’hui progressivement répandue grâce à la formule SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile). S’il est vrai que ce type d’aide à domicile présente l’avantage incontestable du maintien d’un cadre de vie familier pour la personne en perte d’autonomie, elle n’en présente pas moins de sérieux inconvénients qu’il convient d’examiner.
Tout d’abord, et contrairement aux idées reçues, la solution de l’aide à domicile peut s’avérer plus coûteuse encore qu’une résidence EHPAD. Malgré les aides financières prodiguées par la commune et les caisses de retraites ainsi que les allègements fiscaux, l’assistance à domicile peut dans certains cas atteindre près de 3 000 Euros mensuels. Evidemment, ce coût dépendra du niveau de dépendance de la personne âgée. Le coût mensuel du séjour en maison de retraite EHPAD s’échelonne, lui, de 1 500 à 4 000 Euros pour les plus onéreuses d’entre elles.
De plus, le recours à une assistance à domicile ne peut être envisagé que dans les cas de perte d'autonomie légère et de maladies bénignes et non dans les cas les plus sérieux. Face à cette difficulté, les maisons de retraite EHPAD proposent en revanche une prise en charge complète et permanente par un personnel compétent et qualifié pour les personnes souffrant de maladies dégénératives, même aux stades les plus avancés.
Il faut ajouter également que dans le cas de perte du conjoint, la personne âgée souhaitera naturellement intégrer une vie communautaire et rencontrer de nouvelles personnes qui se trouvent dans la même situation qu’elle. Les activités variées qui sont proposées régulièrement contribuent elles aussi au bien-être moral et physique des pensionnaires.
Dans tous les cas de figure, la décision sera prise avec l’accord de la personne concernée afin que cette nouvelle étape soit vécue de la meilleure manière possible.